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samedi 5 avril 2014

Spirale, de Junji Ito

Titre : Spirale
Auteur : Junji Ito
Editeur : Tonkam

Date présente édition : octobre 2011
Couverture :

Pages : 664 pages
Prix : 29,99 euros

Biographie auteur :

Considéré comme l'un des maîtres du manga d'horreur, la légende raconte que Junji Ito commence à dessiner alors qu'il est enfant, inspiré par des dessins de sa sœur aînée. En 1987, alors qu'il exerce le métier de technicien dentaire, il laisse libre cours à sa passion et voit bientôt son premier manga publié. Tomié, qui se développe dans les pages de la revue Gekkan Halloween spécialisée dans les récits d'horreur, remporte un grand succès. Il reçoit même l'adoubement de Kazuo Umezu, celui que beaucoup considèrent comme le père du manga d'horreur. Au début des années 1990, le succès se confirmant, Junji Ito décide de se consacrer exclusivement à la bande dessinée. Désormais dans l'écurie d'un magazine grand public, Big Comic Spirit, il s'attelle dès 1998 à nouvelle série horrifique, Spirale. Pourtant, c'est bien son projet suivant, Gyo, quelque part entre Kazuo Umezu et Lovecraft, qui consacre définitivement Junji Ito comme un mangaka incontournable.

Synopsis :

De prime abord, Kurouzu ressemble à une banale petite ville de campagne. Mais, au-delà des apparences moroses, existe un mal profond, terrible et indicible qui plane au-dessus des habitants. Une pression hypnotique, un malaise poisseux qui corrompent les coeurs, les âmes et les esprits de victimes impuissantes.

Critique :

                Je n’ai peut-être jamais eu l’occasion de vous le dire, mais tout ce qui touche à l’horreur, ce n’est pas mon truc (bon, excepté l’horreur de la condition humaine :o). Pour autant, je m’en vais vous parler d’un manga qui a atterri entre mes mains, un couteau sous la gorge (« lis-ça ! lis-ça ! »). Il s’agit de Spirale, écrit par Junji Ito, apparemment considéré comme un grand maître du genre au Japon. Et je dois dire que j’ai été estomaqué.

                Spirale est un manga bien tordu (normal, il y a plein de spirales mouhahaha !) qui m’a littéralement asphyxié. J’ai tendance à rejeter l’horreur pour l’aspect gore qui est souvent trop présent, mais ce n’est absolument pas le cas ici. C’est vraiment l’aspect bizarre du fantastique qui est poussé à l’extrême, jusqu’à la répulsion. Je peux vous dire que je n’étais vraiment pas bien lors de ma lecture. Sauf qu’il m’était impossible de décrocher de cette pourtant imposante intégrale, un bien bel objet par ailleurs.

                Le découpage narratif est intéressant, à chaque fois en histoires courtes, mais avec les mêmes personnages et en fil conducteur cette malédiction de la spirale. Personnellement, j’aime bien ce format qui permet de renouveler l’intérêt en permanence. D’autant plus que la fin est bien gérée. Avec un extra qui vire au cosmique.

                Je finirais, comme souvent, sur le dessin, particulièrement bien adapté au genre, tout en étant dense, avec une qualité du détail qu’on ne trouve pas partout dans le manga, loin de là. Junji Ito joue particulièrement bien sur ce que j’appelle les « lignes d’ambiances ». Franchement, ce manga a un truc en plus qui fait la différence, et que beaucoup n’ont pas. Seul un japonais pouvait pondre un truc aussi bizarre et torturé.

Appréciation : Un manga horrifique torturé, très inventif, à l’atmosphère particulièrement suffocante et prenante. Probablement un des must du genre en manga.
Le jeu des comparaisons : Hé bien, pas vraiment de comparaison puisque je ne suis pas un aficionado du genre. On peut peut-être rapprocher ça de Kyo-Ichi pour la déformation humaine, mais en dix mille fois mieux, avec une dose d’inventivité sans comparaison.

jeudi 20 février 2014

Space Brothers, de Chûya Koyama

Bonjour à tous !
          Je poste ce petit billet pour relayer une chronique paru sur le blog de la librairie Critic. Un manga à ne pas louper selon moi, dans mon top 5 de l'année 2013 facilement parmi les nouveautés.


La chronique en question : cliquez ici !

Série : Space Brothers
Auteur : Chuya Koyama
Editeur : Pika
Couverture : 
Nombre de tomes : 3 (série en cours)
Prix : 8,05 euros par tome

Biographie auteur :


 
L'auteur est né le 30 septembre 1978 à Kyôto. Au primaire il faisait du baseball, et au collège du foot. Par la suite, il rentre au lycée des beaux-arts. Mais comme il n'y a pas de club de foot, il va alors créer une association qui regroupera des personnes voulant y jouer.
Alors qu'il est salarié d'une boite de design, Chûya Koyama ,26 ans à cette époque, tente le 14ème concours Manga Open du magazine Morning des éditions Kôdansha, avec une nouvelle intitulée GGG (ジジジイ) durant l'été 2004. Il remporte le prix du comité. Six mois plus tard, il remporte avec la nouvelle Gekidan Jet's (劇団JET'S), le premier prix du concours Manga Open.
Par la suite, tout en étant l'assistant de Ryô Koshino sur N's Aoi, il se prépare à commencer sa première série, Harujan. Celle débute dans le Morning n°03-04 qui paraît le 15 décembre 2005. Ensuite, il débutera GGG. Enfin il débute en décembre 2008 Uchû Kyôdai. Manga avec lequel il va remporter le prix Shôgakukan, dans la catégorie générale, en 2010 et le prix Ködansha, dans la catégorie générale, en 2011.

Note : 7,5/10
Deux frères, un rêve commun, deux parcours totalement différents, un excellent moment de divertissement et de rires.

lundi 20 janvier 2014

Mangas à dévorer #4 Spécial nucléaire

Konichiwa chers lecteurs !
          Aujourd'hui, la thématique de cette petite speed critique manga est le nucléaire, avec des œuvres plus ou moins emblématiques, et plus ou moins récentes. Il est intéressant de noter que les catastrophes nucléaires, que ce soit Hiroshima ou Fukushima, sont toujours diluées dans une symbolique végétale, les cerisiers pour l'aspect mélancolique, ou le blé dans Gen d'Hiroshima, pour souligner la vivacité de l'homme. Envie d'oublier ou envie de surmonter ?

Les cerisiers fleurissent malgré tout, de Keiko Ichiguchi
Note : 5/10
Le titre le plus récent, sous forme de one-shot, qui traite de maladie et de Fukushima. On suit une japonaise expatriée en Italie dont l'enfance a été un combat contre une maladie difficile à guérir. Par ce prisme des flashbacks, on va pouvoir se faire une idée de ce qui l'a guidé dans la vie, ce qui l'a soutenu ou perturbé, comment elle a surmonté cette épreuve où la peur de la mort est omniprésente. Elle acquiert de ce passé une forte empathie pour les autres, mise en exergue par le tsunami et la catastrophe de Fukushima dans cette histoire à la coloration doucereuse. Hélas, je n'ai pas réussi à ressentir l'empathie de notre héroïne, du fait d'un discours trop "fleur bleue", assez pathétique, ou au moins trop classique. Ce qui manque aussi, c'est un discours global plus profond d'après l'événement Fukushima. L'auteure en fait trop sur le cas particulier d'Itsuko, alors que cette figure semble être voulu en partie comme un cas représentatif de l'affolement qui s'ensuivit chez les expatriés japonais après la catastrophe. En plus de cela, on note un dessin particulièrement vide. Beaucoup de visages laissés pour compte, tout simplement blancs, tout comme les décors. Ça se lit sans trop forcer, mais je ne conseille pas cette histoire pas vraiment creuse, mais qui souffre d'incomplétude aiguë.

Le Pays des cerisiers, de Fumiyo Kouno

Note : 8/10
1955. Hiroshima. La bombe atomique a frappé depuis déjà dix ans. Comment laisser derrière soi cette terrible plaie ? C'est ce dont traite ce recueil de trois nouvelles avec une sensibilité déconcertante. Le contraste entre le dessin, charmant et charmeur, et la douleur, la noirceur présente en toile de fond de l'histoire offre une vision originale du moment le plus dramatique de l'histoire mondiale. Je serais plus court sur cette œuvre, mais je préfère rester suffisamment énigmatique pour vous inciter à lire cette petite merveille de manga. Si vous avez apprécié quelque chose comme Le Tombeau des lucioles, il s'agit probablement d'une lecture pour vous.

Gen d'Hiroshima, de Keiji Nakazawa
Note : 8,5/10
Le titre annonce la couleur. Le titre original, Gen aux pieds nus, est peut-être encore plus révélateur. La série est en cours de réédition aux éditions Vertige Graphic, avec une préface du grand Art Spigelmann (Prix Pulitzer pour Maus). Le dessin est rétro, voire laid. Mais la guerre est laide, provoque le pire fanatisme chez les hommes en plus d'une régression intolérable de la société. Au plus dur de la guerre, on suit Gen, jeune enfant de six ans, entouré de sa fratrie et de parents pacifistes, désigné traître à la nation. La vie devient encore plus difficile avec cette étiquette, les privations, les brimades, un père emprisonné, etc. Il faut grandir vite au sein de cette misère pour le jeune Gen. D'autant plus qu'aux malheurs quotidiens s'ajoute l'horreur inimaginable du 3 août 1945. Autobigraphique à auteur de 80% selon l'auteur, Nakazawa livre un récit terrifiant sur la société japonaise à la fin de la guerre, où chaque lueur d'espoir s’éteint une à une malgré toute la force de caractère des personnages. Une œuvre extrêmement riche dont on ne décroche pas. La suite est achetée, elle va bientôt être dévorée...

jeudi 2 janvier 2014

Mangas à dévorer #3 Spécial Vintage

BONNE ANNÉE A TOUS !  
ET SURTOUT BONNES LECTURES !
          Après une claire chute de mon activité pour différentes raisons, me voici (je l'espère) de retour. L'an dernier, je m'étais fendu d'un long billet récapitulant bilan de l'année précédente et projets de l'année à venir. Vous me pardonnerez de ne pas en faire autant cette année, ma bonne résolution étant avant tout de me remettre à écrire pour vos beaux yeux. Et je commence par quelques mangas, rares objets de détente ces deux derniers mois. Et comme nous entrons dans une nouvelle année, un petit regain de nostalgie s'empare de moi, et je m'en vais vous présenter un billet spécial vintage.

Le voyage de Ryu, de Shotaro Ishinomori
Note : 7/10
Contrairement aux deux titres qui vont suivre, Le voyage de Ryu présentait la spécificité de m'être totalement inconnu au bataillon. Il me suffit de découvrir qu'il s'agit de science-fiction japonaise pour me jeter à l'eau. Ancien assistant d'Osamu Tezuka, Ishinomori nous emmène ici sur une Terre post-apocalyptique où notre héros Ryu, revenant d'un voyage spatial où il dormait d'un sommeil artificiel, découvre une humanité retombée à un niveau primitif. Dans sa quête de la civilisation, Ryu va devoir surmonter les obstacles, mais aussi outrepasser une réflexion initiale assez obtuse. Il me fut un peu difficile d'entrer dans l'ambiance graphique, mais on se laisse porter par l'imagination débordante  de sieur Ishinomori. Une belle découverte.

Ashita no Joe, de Tetsuya Chiba et Asao Takamori
Note : 9/10
Peut-être ne connaissez-vous pas encore l'ampleur de ma passion pour tout ce qui touche à la BD de boxe. J'ai déjà chroniqué des choses comme Rainbow, Over Bleed ou encore Ken Games (dans une certaine mesure). J'ai adoré une BD tel que L'enragé, et je suis accroc à une série manga comme Ippo. Je me devais donc, un jour, de lire Ashita no Joe, série de référence sur l'univers boxe. Et à la lecture, on se rend compte de l'influence majeure de cette œuvre sur les mangas de boxe cités ci-dessus. Et il est difficile de tuer le père. Ashita no Joe est tout simplement une belle baffe pour les amateurs du genre, parvenant à mélanger une passion sans borne pour ce sport, une critique sociale forte et des émotions. Vous allez adorer détester Joe Yabuki, personnage haut en couleur qui tantôt vous fera rire, tantôt vous émouvra, tantôt vous désespérera. Un incontournable du manga à dévorer.

Capitaine Albator, Le Pirate de l'espace, de Leiji Matsumoto
Note : 8/10
A l'occasion de la sortie en salle du film, une épaisse intégrale du manga original est sortie en France, afin de surfer sur la vague. Je me suis jeté sur les deux, n'ayant pas regardé, à mon grand regret, la série lorsque je me situais à un stade de ma vie plus infantile encore. Si j'ai trouvé le film particulièrement mauvais au niveau du scénario (mais qui déchire en ce qui concerne l'animation pure), c'est bien parce que je venais de lire le manga auparavant. Non pas que le scénario du manga me fasse sauter au plafond, il s'agirait même plutôt d'un point faible, mais au moins l'histoire conserve une certaine crédibilité par rapport à l'univers créé. Albator, c'est surtout un capitaine charismatique, un équipage farfelu et fun, une ambiance graphique et un univers vraiment top, saupoudré par quelques petits encarts à tendance philosophique. Une œuvre de divertissement pur à dévorer avec délectation. Et juste pour le plaisir : J'erre parmi les étoiles. Les gens m'appellent le "capitaine Albator"... Une voix me susurre : "Parcours cette mer sans lendemain, et vis en homme libre !" et cette voix me chante : "Vis libre, sous ta bannière, celle de la liberté." Au final, peut-être aurais-je dû me contenter de cette citation pour vous inviter à lire ce monument.


samedi 2 novembre 2013

Opus, de Satoshi Kon

Hello !

Deux articles en préparation, mais pour vous faire patienter, je vous redirige vers une petite critique que j'avais totalement zappée. A vous les studios !

Lien : Opus, tome 1, de Satoshi Kon

Note : 7,5/10 Une bonne surprise des éditions IMHO qui font du bon travail. Affaire à suivre.

lundi 29 avril 2013

Master Keaton, de Naoki Urasawa

Série : Master Keaton
Auteur : Naoki Urasawa, Hokusei Katsushika & Takashi Nagasaki
Editeur : Kana

Date de publication : 2013
Couverture :
Nombre de tomes sorti : 1 (12 tomes prévus)
Pages : 318 pages grand format
Prix : 15,00 euros

Biographie auteur : (source : bedetheque.com)

Naoki URASAWA est né en 1960 à Tokyo. Diplômé en économie, il partage son temps, depuis le lycée, entre le dessin et la musique. En 1982, il reçoit le prix du meilleur jeune mangaka décerné par l’éditeur Shôgakukan. Sa première œuvre “Beta” - un récit de science-fiction – publiée, il enchaîne les séries à succès et les distinctions : 35e prix Shôgakukan pour ''Yawara'' ! (une série sportive sur le judo) en 1990. Un hit incontestable passé du manga au petit et grand écran. L’énorme succès de Master Keaton le mène tout droit en ’99 au prix Tezuka décerné à sa nouvelle création : ''Monster''. Témoin de son époque, Urasawa met son dessin soigné, réaliste et classique au service d’un récit haletant et détonant proche du roman policier noir.

Synopsis :

Taichi Hiraga Keaton, né de mère anglaise et de père japonais est diplômé d'Oxford. Ex-instructeur du S.A.S., les forces spéciales britanniques, il est admiré par ses pairs. Il est par ailleurs un archéologue renommé. Keaton possède un sens logique et un esprit de déduction hors du commun et détonne par ses méthodes d'investigation peu orthodoxes. Il enseigne à présent dans une université, et, parallèlement, mène des enquêtes pour le compte d'une compagnie d'assurances, ce qui n'est pas toujours sans risque !

Critique :

                Qui se dit fan de mangas est obligé de lire du Naoki Urasawa, véritable machine de séries à succès (20th Century Boys, Monster, et maintenant Master Keaton). Contrairement à ce qu’on pourrait croire d’ailleurs, ce nouveau titre n’est pas à proprement parler une nouveauté puisque la publication de ce premier opus au Japon date de 1989. D’une part, ça se voit dans le dessin du maître, déjà caractéristique, mais au trait plus épais par manque d’expérience encore avec le matériel professionnel j’imagine.

                Alors pourquoi autant de temps pour que Master Keaton soit publié en France ? Peut-être à cause du format des chapitres présents qui nous offrent plusieurs histoires courtes plutôt qu’une seule enquête au long court. Mais je ne crois pas que ce soit la raison tellement la qualité de cette œuvre me parait évidente. Parce qu’Urasawa fait très fort ici. Ses personnages sont très rapidement campés, donnant l’impression qu’on les connait depuis longtemps, tout en leur gardant cet air énigmatique, comme quoi on a encore tout à découvrir.

                S’offre à nous alors les aventures d’Hiraga Keaton, simple par son aspect graphique, mais doué de multiples talents qui font toute la saveur de ce manga. C’est la grande force d’Urasawa, à savoir que tout le temps, il offre un cadre très riche, avec des détails croustillants comme comment survivre à la déshydratation dans le désert, pour prendre un exemple. Les mises en situation paraissent terriblement réalistes tout en étant peu commune. Et les situations plus communes paraissent elles des plus intéressantes.

                Voilà, de l’excellent Urasawa, bien mieux que le dernier Billy Bat qui m’a plutôt déçu. J’attends la suite impatiemment, et elle devrait arriver assez vite apparemment. Et j’aime ce grand format en manga, on en a pour son argent.

Note : 9/10
LE manga de ce début d’année en France. A dévorer.

Photomaton by Jabberwocky on Grooveshark

vendredi 5 avril 2013

Jusqu'à ce que la mort nous sépare, de Hiroshi Takashige et Double-S

Série : Jusqu’à ce que la mort nous sépare
Auteur : Hiroshi Takashige et Double-S)
Editeur : Ki-oon

Date de publication : depuis 2009
Couverture :

Nombre de tomes sorti : 17 tomes
Prix : 7,65 euros par volume

Biographie auteur : (source : babelio.com)

Hiroshi Takashige est un scénariste de manga. Il est connu pour son œuvre Spriggan (1989-1996). En 1996, il était invité d'honneur avec le dessinateur de Spriggan, Ryōji Minagawa dans une convention dédiée aux comics au Portugal. Ils ont tous les deux ensuite travaillé sur Kyo. Il travaille actuellement sur Jusqu'à ce que la mort nous sépare.
Double-S est le dessinateur de la série. Des mini-séries qu’il rajoute en fin de volume, on sait que c’est un fan de métal, de jeux vidéo et de motos.

Synopsis : (source : manga-sanctuary.com)

La jeune Haruka Tôyama possède un pouvoir singulier, celui de prédire l’avenir avec une précision de 90%. Ce don fait d’elle une proie pour les organisations mafieuses et les grands groupes industriels de tout le pays, qui veulent l’exploiter pour leur propre compte. Alors qu’elle essaie d’échapper à ses ravisseurs, elle croise un aveugle dans la rue. Elle le comprend aussitôt : cet homme est le seul à pouvoir lui sauver la vie…

Critique :

                Thriller à moitié d’anticipation avec une touche infime de fantastique, Jusqu’à ce que la mort nous sépare s’affirme comme une des séries phare des éditions Ki-oon avec dix-sept volumes sorties d’une qualité très intéressante. Très orienté sur les technologies de pointes et le combat en milieu urbain, il se trouve que j’ai un peu de mal à rendre justice à cette excellente série.

                Ce que j’en retiens, c’est un style graphique épuré, des scènes de combat très sympa, une intrigue avec des ramifications variées et profondes, un fil conducteur fantastico-scientifique sympathique, des personnages sympathiques, etc. Il y a un tas d’ingrédients pour vous rendre accroc à ce seinen. Jamais en dix-sept volumes ne me suis-je ennuyé. Ce n’est pas la série la plus originale en soi, mais elle utilise parfaitement ces propres arguments, sans surenchères. 

                  Voilà, je racle un peu les fonds de tiroirs en ce moment, mais c'est que je lis un beau pavé très prenant dont je vous reparlerais d'ici un petit mois.

Note : 8/10
Pas de génie, mais un très bon manga malgré tout. A dévorer.
Karma Police by Radiohead on Grooveshark

dimanche 3 février 2013

Kings of Shôgi, de Masaru Katori et Jirô Andô



Titre : Kings of Shôgi, The Flowers of Hard Blood
Série : Kings of Shôgi
Auteur : Masaru Katori et Jirô Andô
Editeur : Pika
Date de publication : entre 2011 et 2013
Couverture :
Nombre de tomes sortis : Série achevée en 8 tomes
Prix : 8,05 euros

Biographie auteur : (sources : bedetheque.com et manga-news.com)

Masaru Katori, de son vrai nom Naoko Hayashiba, joueuse professionnelle de shôgi à partir de 1980. En 1982, elle remporte la ligue féminine et conserve le titre de « reine » pendant dix ans. Elle est aussi l’auteur de nombreux romans et a publié jusqu’à présent plus d’une quarantaine d’œuvres. Kings of Shôgi est son premier manga en tant que scénariste. Les diagrammes des principales parties de shôgi qui apparaissent dans la série viennent de l’auteur elle-même.
Mangaka, illustrateur aussi connu sous le pseudo Jirô Aruma (pour des titres adultes). Disciple du mangaka Jirô Taniguchi. En 2004, la publication de la série Kings of Shôgi débute dans le magazine Afternoon. Il publie également dans la même revue Bushidô Sixteen, un manga sur le kendô. Adaptée en anime (en 2007) et même en jeu vidéo, Kings of Shôgi connaît un grand succès au Japon.

Synopsis : (source : manga-news.com)

Quand Shion n’avait que quatre ans, ses parents ont été sauvagement assassinés chez eux ! La fillette a été retrouvée au beau milieu du massacre, vivante mais traumatisée. Depuis, elle est muette ! La seule pièce à conviction laissée par le meurtrier est une pièce de Shôgi, le Roi.
Sept ans plus tard, Shion vit avec ses voisins qui l’ont adoptée. Son père adoptif, maître de Shôgi, a continué à lui inculquer les règles de ce jeu. Á seulement onze ans, la jeune fille souhaite devenir une professionnelle et enchaîne les parties !
Se souvient-elle encore du jour funeste où ses parents sont morts ? Cherche-t-elle inconsciemment l’assassin de sa famille dans l’univers des joueurs professionnels de Shôgi ?

Critique :

                Mi-janvier est sorti le volume conclusif d’une série manga très sympathique que j’ai découverte à sa sortie en 2011. Ce n’est pas la série du siècle, mais elle a le mérite de mélanger un genre et un thème, policier et sport (oui, je range le shôgi comme un sport, à l’instar des échecs chez nous), chose que je n’avais jamais vu dans un manga (ou dont je ne me souviens pas. 
Toujours dans les mangas de sport, j’aime découvrir la passion d’un auteur. Ici, c’est la scénariste qui est joueuse professionnelle. Beaucoup de monde en France connait le shôgi de nom, mais presque aucun ne sait y jouer. Donc je suis toujours curieux dans découvrir plus. Bon, le manga était classé dans une catégorie seinen du fait de son intrigue policière, on ne dispose pas comme souvent dans les shônen d’indications précises des règles à même l’histoire. Il faut suivre un petit peu les annexes en fin de volume plutôt. Bref, à première vue, c’est un poil plus complexe que les échecs, je trouve.
Concernant l’intrigue policière, où l’on suit une très jeune joueuse prodige au passé sombre, puisque ses parents ont été assassinés dans sa jeunesse et qu’à partir de ce jour, elle est devenue muette, le dénouement est assez attendu dans ce huitième et dernier tome, mais le mystère, et donc suspense, est très bien maintenant pendant les sept précédents volumes. Bon, ça tient en partie du fait que l’intrigue policière apparait comme une toile de fond du récit plutôt qu’en premier plan. Néanmoins, c’est plutôt bien mené.
La plus grosse faiblesse de l’œuvre que j’ai relevé se situe au niveau du dessin, avec des arrière-plans très pauvres (et non mal fait). Je trouve dommage de ne pas montrer quelques plans urbains plus riches que le faible nombre présent ici. Presque tout le temps, nous sommes en intérieur, avec beaucoup de lignes droites ou de fond vide. C’est encore plus dommage lorsque l’on voit le contraste avec les personnages qui ont un design certes classique mais très bien réalisé, avec une vraie maestra du dessinateur au niveau des expressions faciale, jouant merveilleusement bien sur les ombres ou les yeux.

Note : 7/10
Une intrigue policière sympa dans un cadre intéressant. A dévorer.


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samedi 26 janvier 2013

Chopperman, de Hirofumi Takei



Titre : Chopperman, tome 1
Série : Chopperman
Auteur : Hirofumi Takei, d’après Eiichiro Oda
Editeur : Kazé
Date de publication : 2012
Couverture :
 Nombre de tomes sortis : 1 tome
Prix : 6,29 euros

Biographie auteur :

                Hirofumi Takei, ou bien l’auteur fantôme sur la partie de la toile qui utilise un alphabet latin. L’éditeur ne communique pas non plus à ce sujet, à croire qu’ils ne connaissent pas non plus leur auteur. Néanmoins, ne pas confondre avec Hiroyuki Takei, son frère, auteur entre autres de Shaman King.
                Ce que l’on connait de notre auteur inconnu, à part son nom, c’est qu’il est de sexe masculin et qu’il travaille à partir d’un scénario fait en collaboration avec le maître Eiichiro Oda. Chopperman est sa seule série actuellement connue dans notre partie du monde.
                Si vous découvrez une information sur notre auteur, n’hésitez pas, contactez http://manga.kaze.fr/, la récompense est d’une barbe à papa.

Synopsis :

Sur la petite île de Tony Tony, située quelque part sur East Blue, se trouve un vaillant héros au grand cœur, toujours prêt à se battre pour défendre la paix. Son nom : CHOPPERMAN !
Épaulé par Namifia, sa charmante assistante, il s'élance sans peur dans de palpitantes aventures contre les suppôts du mal !

Critique :

                Les amis, c’est pour la vie ! Ou pas. Allez, c’est une blague, je les aime, eux et leur sens de l’humour de m’offrir un manga de la collection « Kids » de chez Kazé. Soit. Lisons la chose. Un spin-off de l’univers à Oda-sensei, ça pourrait s’avérer intéressant.
                Et bien non, ça fait flop en tout point de vue. L’action est décousue, le dessin est adapté aux enfants, on a un florilège de personnages du monde de One Piece qui sont exposés n’importe comment, c’est répétitif, etc. Bon, je l’accable d’un peut tous les mots car je n’ai pas aimé.
Certes, ce n’est pas une lecture adapté à mon âge et mes goûts personnels, mais j’affirme que c’est du mauvais manga pour enfant. S’il ne s’agissait pas d’une série dérivée de One Piece, jamais ceci n’aurait pu être publié. Toujours une œuvre pour enfant plus ou moins réussie a eu une deuxième lecture, et à part la référence à l’univers odatesque, je ne l’ai jamais aperçu.
Alors il est possible que cette chose plaise à quelques enfants de six à huit ans, ne serait-ce pour son côté mignon ou bien l’action burlesque, mais ce sera tout. Et bien que je sois conscient que certains fans de l’univers d’Eiichiro Oda, dont je fais parti, aimeront probablement ce manga, qu’ils ne viennent pas me dire qu’ils sont objectifs. Pour ma part, je ne suis habituellement pas hermétique aux œuvres pour enfant, mais je reste ici de marbre.
Spéciale dédicace à deux zouaves, ils se reconnaitront, pour la grosse blague, bisous.

Note : 0/10
Comme le O de One Piece. Bon, c’est un peu une vengeance comme note, mais je reste persuadé que pour de la littérature enfant, ça reste très faible.



Un monde parfait by Ilona on Grooveshark