Le Dévoreur de livres est un monstre à l'existence avérée. Et pourtant, il demeure toujours insaisissable, errant de librairie en librairie, et frappant ici de sa passion dévorante...
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jeudi 30 avril 2015
jeudi 3 juillet 2014
Goodbye Billy, de Laurent Whale
Titre : Goodbye Billy
Auteur : Laurent Whale
Editeur : Critic
Biographie auteur :
Synopsis :
Auteur : Laurent Whale
Editeur : Critic
Date présente édition : juin 2014
Couverture :
Couverture :
Illustrateur : Ronan Toulhoat
Pages : 606
pages
Prix : 20
euros
Biographie auteur :
Né
en 1960 à Torquay (Angleterre), Laurent Whale a exercé des professions aussi
diverses que variées : il a ainsi été militaire, traducteur, musicien ou
brocanteur.
Aujourd’hui,
il vit dans la région parisienne et enseigne l’anglais et le français à des
élèves en difficulté. Auteur de cinq romans, il se lance avec Goodbye Billy dans une série de
thrillers historiques, où une cellule spéciale, les Rats de poussière, enquête
sur des personnalités de l’Histoire – leur première cible : Billy the Kid.
Synopsis :
« Si Dieu a créé les hommes, Samuel Colt les a rendus égaux. »
14 juillet 1881, Old Fort Sumner. Lorsque la
nuit tombe sur ce coin perdu du Nouveau-Mexique, l’Ouest américain ne le sait
pas encore, mais on va l’amputer d’une légende. Tapi dans l’ombre, Billy the
Kid attend son heure. Dans quelques secondes, ses actes changeront à jamais le
cours de l’Histoire.
Décembre 2012, Washington, bibliothèque du
Congrès. Un archiviste examine un exemplaire du Miami Chronicle daté de
1934. Soudain, une photo retient son attention : les revenants
existeraient-ils ?
Tandis que les sbires d’un candidat à la
présidence suppriment les dossiers compromettants de leur employeur, un groupe
d’historiens de choc, dirigé par Richard Benton, se met en quête de la vérité.
Quel lien unit donc un jeune hors-la-loi du XIXe siècle à un requin
politique de l’ère spatiale ?
Dick Benton et son équipe feront l’impossible
pour le savoir.
Critique :
C’est
peut-être une impression, mais j’ai l’impression de n’être jamais inspiré quand
j’ouvre mon fichier Word pour faire une nouvelle chronique. Et encore une fois,
je n’échappe pas à cette fâcheuse habitude. Par quel bout commencer ? Tout
d’abord, situons bien ce roman. Laurent Whale s’attaque pour la première fois
au thriller historique, avec toute l’expérience qu’il a accumulé en
science-fiction. Pour avoir déjà lu le monsieur à plusieurs reprises, je n’ai
pas été étonné de voir atterrir entre mes mains un roman faisant la part belle
à Billy the Kid, personnage dont je ne connaissant rien à part ce qui était dit
dans Lucky Luke (les caramels, la grenadine, toussa toussa).
Bref, ce
livre est vraiment à la sauce Laurent Whale, auteur s’affirmant probablement
comme un des meilleurs en France dans la veine du divertissement pur. Ca
défouraille beaucoup, le rythme est très bien géré de mon point de vue (l’aspect
très fragmenté des chapitres ne m’a pas gêné), et l’intrigue bien menée, sans
vous donner de maux de tête. Science-fiction ou thriller, qu’importe la
formule, l’auteur mène bien sa barque.
J’ai
particulièrement aimé l’équipe des Rats de poussières qui me font penser un peu
à des séries américaines style NCIS. Des profils atypiques et attachants.
J’aime beaucoup le western habituellement, et les chapitres rétrospectifs sur
le Kid sont intéressants, mais j’émets une petite préférence pour le pendant contemporain,
car au final, le récit prend toute son ampleur grâce au travail des Rats de
poussières qui mettent à jour les connexions entre l’histoire et la politique
actuelle.
Ma petite
mention spéciale pour ce livre se situe au niveau de l’écriture. J’avoue ne pas
encore avoir lu Les Damnés de l’Asphalte, mais j’ai trouvé l’écriture plus
fluide encore par rapport à son bouquin Les étoiles s’en balancent. Il est
normal de progresser au fil du temps me direz-vous, mais ce n’est pas le cas de
tous les auteurs, et donc je tiens à le signaler.
Appréciation : Fun,
divertissant, bien ficelé (et documenté), j’accorde l’estampille « bonne
came », en m’excusant de cette piètre chronique.
dimanche 15 juin 2014
Drive, de James Sallis
Titre : Drive
Auteur : James Sallis
Editeur : Rivages/Noir
Biographie auteur :
Synopsis :
Auteur : James Sallis
Editeur : Rivages/Noir
Date présente édition : 2006
Couverture :
Couverture :
Pages : 176
pages
Prix : 7,15
euros
Biographie auteur :
James Sallis est l'un des auteurs les plus inclassables du
roman noir. Passionné par la musique du Sud américain, la science-fiction et la
littérature française - il a traduit Raymond Queneau. Il s'est fait connaître
d'un large public avec Drive, adapté par Nicolas Winding Refn. Il vit à Phoenix dans
l'Arizona.
Synopsis :
Dans un motel de Phoenix, un homme est assis,
le dos au mur d'une chambre, et il regarde une mare de sang qui grandit à ses
pieds. Ainsi commence Drive, l'histoire, selon James Sallis, d'un homme
qui "conduit le jour en tant que cascadeur pour le cinéma, et la nuit pour
des truands". Dans la grande tradition du roman noir, il est
"doublé" lors d'un hold-up sanglant, et bien qu'il n'ait jamais
auparavant participé aux actions violentes de ses partenaires occasionnels, il
se met à traquer ceux qui l'on trahi et ont voulu le tuer.
Drive a été porté à l'écran par Nicolas Winding Refn, avec Ryan Gosling, et a
remporté le Prix de la Mise en scène au Festival de Cannes 2011.
"L'univers de Sallis, fait de poésie et d'empathie, reste atypique et
toujours fascinant." (Paris Match)
Critique :
On a plutôt tendance à assimiler Drive au
cinéma avec l’adapdation de Nicolas Winding
primé au festival de Cannes, mais j’ai aussi découvert la version
littéraire de James Sallis d’où est tiré le film. Le pendant romanesque est
court mais évocateur. On comprend mieux le parti pris du film, avec des scènes où
la photographie est mise en avant à fond, avec de nombreux jeux de lumière. On
retrouve un peu cette ambiance énigmatique dans le livre, avec ce petit côté ésorétique pourrait-on
peut-être dire. Sur ce point-là, j’aime bien le rendu de James Sallis, surtout
en nommant son héros tout du long « le Chauffeur ». Ça donne du
style.
Mais ce petit air ésotérique joue des tours à la
construction du récit, trop dans « l’elliptisme » parfois, ponctué de
pas mal de flashbacks. Certes, Drive n’est pas un roman qui brille par son
intrigue, mais je trouve le récit un peu trop erratique. On est trimballé par
le style affirmé de l’auteur, et je comprends le rendu qu’il souhaite,
seulement, je trouve que ce n’est pas totalement réussi.
Je suis vraiment partagé par le style de James
Sallis. On voit que tout est maitrisé, il y a de superbes passages, avec une
écriture et des répliques bien senties, mais en même temps, on se dit que le
monsieur est un peu trop intelligent pour moi sur le plan littéraire. Drive
reste néanmoins un livre très sympathique.
Appréciation : Un livre
peut-être trop « intelligent » pour moi sur le plan littéraire, et un
poil trop décousu je trouve, mais au style affirmé et aux scènes évocatrices.
Un livre court et plaisant.
dimanche 14 juillet 2013
Non Stop, Personne ne doit les arrêter, de Frédéric Mars
Titre : Non Stop
Auteur : Frédéric Mars
Editeur : Hachette Black Moon
Biographie auteur : (source : site officiel de l’auteur)
Synopsis :
Auteur : Frédéric Mars
Editeur : Hachette Black Moon
Date de publication : novembre 2011
Couverture :
Couverture :
Illustrateur : /
Pages : 768
pages (grand format)
Prix : 18
€
Biographie auteur : (source : site officiel de l’auteur)
Frédéric Mars, 43 ans,
né le 18 mai 1968, vit entre Paris et l'océan Atlantique, entre ses travaux de
scénariste TV et son univers romanesque, ébauché avec Son parfum, développé avec L'amour est
une femme, Le livre du
mal (Le sang du Christ) ou Non stop.
Il voue une passion à
tout ce qui touche à la communication hommes/femmes, et en particulier aux
modes d'échange non-verbaux (sensoriels, sensuels, etc.), ainsi qu'aux limites
de la science, et aux sujets d'actualité (politique internationale, faits
divers, etc.).
Dans une autre vie
professionnelle, il a aussi été journaliste, photographe, "nègre" et
auteur (sous d'autres patronymes) de nombreux essais, documents et livres
pratiques.
Quand il n'écrit pas
il lit, et vice versa. Ou alors, c'est qu'il est au cinéma...
Synopsis :
« 9 septembre 2012,
Manhattan. Un homme ordinaire reçoit une enveloppe anonyme et se met à marcher
en direction du métro. À peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il
explose, semant la mort autour de lui.
Très vite, les mises en
marche et explosions de ce genre se multiplient à une allure folle. Sam Pollack
et Liz Mc Geary, les deux agents chargés de l’enquête, doivent admettre qu’ils
sont confrontés à une attaque terroriste d’une envergure inouïe. Une attaque
non revendiquée et d’autant plus difficile à contrer qu’elle transforme des
innocents en bombes humaines, faisant d’eux les agents de ce scénario
apocalyptique.
Tous se sont vu implanter
un pacemaker piégé dans les deux dernières années. Tous reçoivent ces fameuses
enveloppes kraft et se mettent à marcher. S’ils s’arrêtent, la charge explosive
se déclenche, où qu’ils soient. Quel que soient leur âge, leur sexe et leur
couleur de peau. La cavale sans fin de ceux qu’on appelle les Death Walkers,
les marcheurs de la mort, ne fait que commencer. »
Critique :
Sachez tout
d’abord, chers lecteurs, que c’est un livre que j’ai lu il y a quelques temps
déjà. Et pourtant, je ne cesse de penser à lui, et de me rappeler le souvenir
de cette lecture. Pour vous dire à quel point il est honorable (le livre) !
L’atmosphère
présentée par Frédéric Mars est absolument exceptionnelle. Tout bonnement
géniale, même. On suit l’enquête policière
du début jusqu’à la fin, les rebondissements intégrés au roman nous frappent de
plein fouet… Que de sursauts, que de frayeurs ! Vous êtes pris aux tripes,
capturés sans la moindre possibilité d’évasion, et la tenaille est tenace, et
le piège est sournois.
L’auteur a
su créer une ambiance typiquement bouleversante et captivante, et une fois
qu’il vous a entre ses mains, il ne vous lâche plus ! Pour le coup, les
sentiments véhiculés par les personnages sont tout ce qu’il y a de plus sincère
et précis. Ils sont très bien décrits, et vous arrachent de la passivité et de
la monotonie de la lecture. Vous vous faîtes dévorés par le récit, et c’est le
cas de le dire.
J’ai
réellement pris un énorme plaisir à lire ce livre, d’actualité qui plus est, avec
les « récents » problèmes liés au terrorisme. On découvre de
nouvelles facettes du monde de nos jours… En plus, un certain nombre de clins
d’œil, ou tout simplement de petits détails – parfois entièrement personnels et
non voulus – m’ont fait rire et apprécié la lecture de ce premier de Frédéric
Mars.
On découvre
notamment des scènes d’horreur à Manhattan, et dans d’autres villes, ou dans
d’autres endroits, saisissantes au possible. Le carnage qui règne alimente une
atmosphère lourde et hallucinante. Je peux dire qu’on n’est pas déçu par cette
lecture et qu’elle vaut le coup si vous souhaitiez avoir quantité
d’émotions !
Après, l’ingéniosité
de l’auteur m’a réellement marqué, il fallait une bonne dose d’imagination, à
mon sens, pour écrire un tel bouquin. C’est sincèrement effarant de voir
parfois l’univers crée et l’inventivité dont certains font preuve. Le scénario
catastrophe présenté ici peut paraître pourtant « simple » mais il se
révèle, heureusement ou non, réaliste au possible !
Pour finir,
je dirai que c’est un livre qui m’a réellement emporté du début jusqu’à la fin
et je ne pense absolument pas m’être ennuyé une seule fois, si ma mémoire est bonne.
Je vous le conseille donc, sans retenue !
Note : 9/10
Une bonne portion de stress et de
frayeurs vous attend !
Signé : Eäron Valil
samedi 18 mai 2013
Point Zéro, d'Antoine Tracqui
Titre : Point Zéro
Auteur : Antoine Tracqui
Editeur : Critic
Auteur : Antoine Tracqui
Editeur : Critic
Date de publication : 2013
Couverture :
Couverture :
Illustrateur : Ronan Toulhoat
Pages : 878
pages
Prix : 25,00
euros
Biographie auteur :
Antoine
Tracqui est médecin légiste, spécialiste en toxicologie et expert auprès des
tribunaux. Si d’aventure vous mourez en Alsace – de préférence de façon
violente -, il se fera une joie de disséquer votre cadavre…
Passionné
de littératures de l’imaginaire, de snowboard et de vieux whiskies, il a décidé
de se lancer dans l’écriture d’un thriller historique, genre ordinairement
monopolisé par les écrivains anglo-saxons – Clive Cussler et Dave Gibbins en ligne
de mire.
Synopsis :
1938. Italie.
Dans les rues de Palerme, un jeune fuyard tente d’échapper à la police secrète
de Mussolini. Dans sa main, une mallette dont le contenu semble exciter bien
des convoitises. 1944. États-Unis. Sur une route poussiéreuse du Middle West,
trois hommes d’exception jettent les bases d’un projet qui pourrait bien
changer l’issue de la guerre. De nos jours. Caleb McKay, un ex-SAS reconverti
dans les missions de sauvetage à risque maximal, est recruté par un
milliardaire excentrique pour rejoindre un point bien précis du littoral
Antarctique où, quelques jours auparavant, un satellite-espion a fait une
incroyable découverte. Très loin de là, au fin fond de la Russie, un vieil
homme interrompt prématurément sa partie de chasse pour se mettre lui aussi en
route... Du tréfonds du sous-sol africain aux pentes de l’Etna en passant par
les côtes désolées du continent austral s’enclenche une course contre la montre
à la recherche d’un des secrets les mieux gardés de l’Histoire.
Critique :
5
4
3
2
1
BOOM !!!
Bon voilà, je galérais à commencer cette critique, ne
sachant pas par quel bout prendre cet OVNI. Et puis, j’ai décidé de commencer
par le point essentiel de ce premier roman d’Antoine Tracqui : c’est une
BOMBE ! Une grosse TUERIE, une vraie BOUCHERIE ! Voilà, c’est sorti,
ça me pesait sur le cœur. On va croire que je ne suis pas objectif comme je
crois que ce n’est pas un secret que j’aime bien Critic et sa team en tant que
rennais (sisi, c’est pas un mensonge, malgré les petites piques de ma part,
mais ils me le rendent plus que bien), mais là, je m’en voudrais que vous ayez
un a priori négatif vis-à-vis de Point Zéro à cause de ce sentiment.
Même si l’explosion de cette bombe en librairie va vous brûler les yeux,
sautez-y dessus. Don’t be afraid ! (Ne soyez pas effrayés) aussi par
l’épaisseur du bouquin, presque 900 pages. Au final, vous vous rendrez compte
que c’est plutôt une grosse qualité qu’il soit aussi épais, histoire de faire
durer le plaisir un maximum de temps.
Qu’est-ce qui doit vous convaincre de lire Point
Zéro ? C’est simple : ce roman a TOUT pour lui. Scénar’ en béton
armé (puisque ça parle de bunker géant), nombreux personnages originaux et
décapants, de l’action, de l’humour, de vraies idées SF, une narration
extrêmement solide servie par un puits de science linguistique, et pleins d'autres qualités que d'autres que moi citeront sûrement mieux que moi.
Tout commence par une sorte de prologue du prologue à
la deuxième personne du singulier, fait extrêmement rare pour le souligner. Et
ça fonctionne ! Tout de suite, on est happé par un rythme où pulse l’adrénaline.
On embraye sur une narration plus classique à la troisième personne, mais le
ton est donné. On ne peut plus décrocher, entraîné par ce rythme que vont
étayer des personnages comme Poppy Borghese ou l’équipe de Caleb McKay. L’histoire
sera pour la plupart du temps centrée sur cette équipe de choc et leurs
adversaires directs russes respirant le soviétisme. Et oui, si la Guerre Froide
est terminée, on retrouve un bon vieux clash USA - URSS plus si courant que ça et qui va
donner une dimension supplémentaire à l’intrigue en réussissant à intégrer ce
bon vieux Poutine.
C’est là qu’Antoine Tracqui est hyper-méga-balèze. Si
l’intrigue contient un pan SF bien évidemment totalement fictif parfaitement
tenu d’une main de maître, cela s’inscrit dans l’Histoire, avec un intérêt très
marqué pour les zones d’ombre de l’histoire, là où l’imagination peut prendre
le pas et toute sa saveur. Et mine de rien, on se rend compte de l’importance d’un
travail de documentation bien fait à la lecture de Point Zéro.
Bref, vous allez adorer, c’est sûr et certain. Si
vous devez lire un livre cette année, il s’agit peut-être de Point Zéro, premier
roman qui ne parait pas en être un tellement il est abouti. Je n’hésite pas à
citer ma môman à moi, lectrice compulsive de polars, qui l’a lu et adoré aussi (et a eu la toute première dédicace de l'auteur) :
« Antoine Tracqui n’a déjà rien à envier aux plus grands ». La Ligue
de l’Imaginaire ne s’y trompe pas, et l’a déjà sélectionné pour leur nouveau
prix, en espérant un dénouement heureux. James Bond, parce qu'il y a aussi des gadgets, en dix mille fois mieux.
Note : 9,5/10
Un thriller historique d’anticipation
haletant, premier roman magistral d’Antoine Tracqui, à dévorer absolument. Le
9,5 au lieu de 10, c’est uniquement pour motiver l’auteur à conserver ce
niveau, voire à faire encore mieux si c'est possible. A dévorer absolument.
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