mercredi 15 mai 2013

Le cycle de Lanmeur - Intégrale I : Les Contacteurs, de Christian Léourier


Titre : Intégrale I, Les Contacteurs
Série : Le cycle de Lanmeur
Auteur : Christian Léourier
Editeur : Ad Astra
Date de publication : 2011
Couverture :
 Nombre de tomes sorti : 2 tomes, le troisième en précommande
Illustrateur : Eric Scala
Pages : 437 pages
Prix : 25,00 euros

Biographie auteur : (source : babelio.com)

Il a fait des études de philosophie et exerce la profession d'analyste.
Passionné de S-F, il a publié plusieurs romans parmi lesquels L'astéroïde noir, Les montagnes du soleil, Ti-Harnog. C'est l'un des écrivains français de S-F les plus prometteurs.
Christian Léourier travaille actuellement pour la Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives du Ministère de la Défense et anime, à ce titre, la nouvelle collection " Les Romans de la mémoire " coéditée par ce ministère et Nathan.
Il publie des livres destinés à la jeunesse et d'autres pour les adultes.

Synopsis :

Quand les hommes de la planète Lanmeur accèdent au voyage spatial, ils ont la surprise de découvrir que d’autres humanités s’épanouissent dans l’univers. Un hasard ? Peut-être pas. Lanmeur lance alors l’idée du Rassemblement et envoie des contacteurs sur ces mondes plus ou moins avancés, avec pour mission de les intégrer à sa propre civilisation. Mais quel projet se cache derrière ces sociétés si différentes ? Qui sont les Rêveurs de l’Irgendwo, auxquels Lanmeur devra tôt ou tard se confronter ?

Critique :

                Oui, ce n’est que maintenant que je lis la première intégrale du cycle de Lanmeur parue chez Ad Astra. Oui, bien mal m’en a pris de ne pas le faire plus tôt puisqu’il s’agit d’une lecture vraiment très chouette (bon, dit comme ça, ça ne vous emballe pas, je le vois bien, je vais essayer de changer ça).

                Cette première intégrale regroupe trois romans indépendants les uns des autres, mais appartenant à un même univers : Ti-Harnog, suivi de L’homme qui tua l’hiver, et conclut par Mille fois mille fleuves. Rien qu’aux titres des deux derniers transparait déjà la poésie de la plume de Christian Léourier. Et je crois bien que c'est la qualité majeure de ce dernier, à savoir une plume au-dessus du lot dans le milieu de la SF. Le cycle de Lanmeur présente d’énormes qualités littéraires, avec une poésie séduisante.

                Mais il en faut plus pour me convaincre, car je ne suis absolument pas le défenseur de « l’art pour l’art ». Il faut qu’il y ait un service derrière l’embrouille. Et le service prend forme ici avec le genre de SF que nous sert l’auteur, une SF que je qualifierais « d’explorative et primitive » (vous allez comprendre, je m’explique). Explorative, car Christian Léourier ne raconte pas d’histoire, il peint ce qu’il imagine sur une toile de maître avec des mots et des phrases. Primitive, parce que les civilisations peintes sont archaïques par rapport à la civilisation de Lanmeur souvent exprimée, jamais dévoilée. Quel meilleur cadre que cette SF pleine d’inventivité et d’intelligence pour ce style si poétique ?

Parlons d’ailleurs un peu de cette civilisation de Lanmeur qui nous reste très obscure, excepté son idéal de Rassemblement. Lanmeur a découvert de par l’univers une multitude d’humanité qu’elle cherche à rassembler sous une même bannière grâce à son avancée technologique. Entre bonne volonté frisant parfois le fanatisme et opportunisme insidieux, voilà une affaire beaucoup moins simple qu’il n’y parait et qui rappelle étrangement le colonialisme à la française avec l’aspect violent en moins.

Concernant les trois livres présentés dans cette intégrale, j’ai un très gros faible pour Mille fois mille fleuves, peut-être le plus poétique d’ailleurs où toute la magie Léourier opère, où l’assimilant se trouve assimilé. Ti-Harnog présente une histoire plus conflictuelle et présente surtout le monde le plus élaboré des trois avec un système casté extrêmement intéressant. Quant à L’homme qui tua l’hiver, c’est l’épisode le plus sombre,  avec une l’héroïne lanmeurienne embarqué dans une quête invraisemblable par les indigènes au lieu de son expédition archéologique, dans un monde où le lien entre les deux peuples semble être un échec.

Note : 8,5/10
Entre poésie et ethnologie, choisissez le profil psychologique de Christian Léourier dans ce cycle merveilleux. A dévorer.

Comptine d'un autre été : l'après-midi by Yann Tiersen on Grooveshark

dimanche 12 mai 2013

Le Couteau Aveuglant, de Brent Weeks



Titre : Le Couteau Aveuglant
Série : Le Porteur de Lumière, tome 2
Auteur : Brent Weeks
Editeur : Bragelonne
Date de publication : 2013
Couverture :
Nombre de tomes sorti : 2/3
Illustrateur : Miguel Coimbra
Pages : 717 pages
Prix : 25 euros

Biographie auteur :

Brent Weeks, né en Arizona, passa quelque temps à parcourir le monde comme Caine, le héros de Kung Fu, à s’occuper d’un bar et à corrompre la jeunesse (mais pas en même temps), avant de commencer à écrire sur des serviettes en papier de restaurants. Enfin, un jour, quelqu’un décida de le payer pour ça. Déconcertante de maîtrise, sa trilogie de L'Ange de la Nuit signa ainsi le coup d’envoi de sa carrière.

Synopsis :

Chaque lumière dissimule un secret. Chaque secret porte en lui une révélation.
Gavin Guile se meurt. Il croyait encore avoir cinq ans de répit avant de succomber au sort de tous les Prismes. En vérité, il lui reste à peine une année… À travers le monde, la magie des couleurs devient incontrôlable et menace de destruction les sept satrapies. Les anciens dieux reviennent à la vie, levant une implacable armée de spirites. L’unique salut pourrait se trouver du côté du frère renégat de Gavin. Celui dont il a volé la liberté il y a seize ans…

Critique :

Souvenez-vous de La Voie des Ombres, un premier roman de fantasy de Brent Weeks qui avait tout de suite cassé la baraque par ses nombreuses qualités et en surfant sur la vague fantasy à capuche sombre à souhait. La qualité de la suite avait été ensuite pas mauvaise (même plutôt très sympa à lire), mais un peu en-deçà à mon avis. Je commence par ce préambule pour dire que l’on reste dans cette dynamique de roman  sympa à lire, mais sans l’effet de surprise du premier roman, comme si le passage d’une première publication à un vrai statut de romancier était un peu compliqué.

Voilà, je préfère relativiser dès le début, car malgré tout, j’aime toujours Brent Weeks et sa nouvelle série qui ne fera pas date dans l’histoire, mais qui reste d’un niveau très suffisant pour se relaxer devant son bouquin. Le premier point positif de ce livre, et de la série en général pour le moment, c’est l’univers dépeint que je trouve accrocheur, avec son système de magie original ainsi que l’intrigue pas manichéenne avec quelques rebondissements vraiment cools et surtout placé aux bons moments je trouve. A cela s’ajoute toujours un petit pan fantasy initiatique avec le personnage de Kip, pour faire dans la fantasy classique, mais de façon toujours intéressante.

Néanmoins, c’est peut-être aussi de ce côté initiatique que vient un problème majeur, d’où ma critique nuancée dès le départ, qui est le suivant : les longueurs. Entre volonté de dresser une toile de fond complexe ou épurer le texte d’un bon tiers de son volume, on y gagnerait pas mal avec la seconde solution. Encore que Brent Weeks a la chance d’avoir une plume assez aérienne pour que l’on passe parfois sur les longueurs, mais là, il y en a trop. Le pire, c’est qu’elles sont présentes de façon très fractionnées souvent, avec deux ou trois pages par-ci par-là qui n’apportent rien, ou très peu.

Il s’agit du défaut majeur, et il en existe d’autres, mais moins visibles et plus à l’appréciation particulière de chaque lecteur je pense (les longueurs aussi d’ailleurs, mais je l’ai vraiment ressenti fortement). Mais ça n’enlève pas que j’ai bien aimé Le Couteau Aveuglant, ça se lit facilement et avec intérêt, et il y a moyen de faire un troisième tome captivant au vue du dénouement de ce second volume.

Note : 7,5/10
Une fantasy assez sombre pleine de couleurs. Si vous aimez Brent Weeks, vous aimerez Le Couteau Aveuglant. A dévorer.


jeudi 9 mai 2013

Un logique nommé Joe, de Murray Leinster

Titre : Un logique nommé Joe
Auteur : Murray Leinster
Editeur : Le passager clandestin

Date de publication : 2013
Couverture :
Illustrateur : Xavier Sébillote
Pages : 43 pages
Prix : 4,00 euros

Biographie auteur :

                Murray Leinster est l’un des pseudonymes (avec Will Jenkins, Murray Leinsteiner ou Robert W. Bolton) de William Fitzgerald Jenkins, né le 16 juin 1896 à Norfolk (Virginie, Etats-Unis). Il publie sa première nouvelle (The Runaway Skyscraper) en 1919 et sa production – riche de quelques 1800 nouvelles et plus de 50 romans – s’étendra jusqu’à la fin des années 1960.
                En 1956, il reçoit le prix Hugo de la meilleur novelette pour Exploration Team (« Les meilleurs amis de l’homme », in Satellite, n°43, mai 1962), tandis que Premier contact (publié en 1945 et considéré comme l’un des classiques du genre) décroche le Retro Hugo 1996.
                Leinster/Jenkins disparait le 8 juin 1975. L’Etat de Virginie déréta le 27 juin 2009, journée commémorative en l’honneur de William F. Jenkins et de son œuvre.

Synopsis :

                En 1946, Murray Leinster imagine les dérives d’un réseau informatique mondial.

Critique :

                Pas très grand lecteur de nouvelle, je me trouvais néanmoins dans une période un peu creuse de lecture, et avais donc besoin d’un petit revigorant pour m’y remettre. Heureusement pour moi, j’avais été convaincu d’acheter il y a quelques temps deux-trois bouquins de la collection des « dyschroniques », chez les éditions du passager clandestin. Et il s’agit d’une excellente surprise à moindre coût. Je salue ce travail de redécouverte en plus de féliciter les acteurs de cette collection pour la sobriété et la qualité du rendu.

                Bon, je ne m’attarderais pas sur le texte présent au risque de faire plus long que la nouvelle elle-même. Sachez seulement que je le trouve bien (sisi). Certes, il parait un peu désuet (il date de 1946 tout de même), mais je souligne au passage que la nouvelle est très bien recontextualisée par l’éditeur en fin d’ouvrage. Néanmoins, je le trouve publié à un moment qui a du sens à notre époque grâce à ce côté très visionnaire qu’a eu Murray Leinster sur des possibles dérives d’un réseau de communication informatique instantané mondial (internet quoi, bien que ça ressemble plus à un réseau minitel dans la nouvelle). Bref, il y a une vraie réflexion anticipative là-dedans, et c’est intéressant de lire cela a posteriori de la création d’un réseau qui n’existait pas à l’époque.

                D’un point de vue formel, je n’ai pas grand-chose à ajouter. C’est rythmé en adéquation avec la formule nouvelle. Je trouve le style assez « froid » et syncopé, ce qui colle aussi parfaitement avec la thématique choisie du réseau informatique faisant office d’interface neutre.

Note : 8/10
Une SF archaïque en avance sur son temps ma foi fort sympathique à (re)découvrir.

Parade by Rone on Grooveshark


mardi 7 mai 2013

Le femme du Vème, de Douglas Kennedy

Titre : La femme du Ve
Auteur : Douglas Kennedy
Editeur : Pocket
Date de publication : 2007
Couverture :
Illustrateur : Freyda Miller
Traduction : Bernard Cohen
Pages : 409 pages (poche)
Prix : 6,90 euros

Biographie auteur : (source : fnac.com)

Douglas Kennedy est né à New York en 1955, et vit entre Londres, Paris et Berlin. Auteur de trois récits de voyages remarqués, dont Au pays de Dieu (2004), il s'est imposé avec, entre autres, L'homme qui voulait vivre sa vie, en cours d'adaptation cinématographique, et La Poursuite du bonheur (1998 et 2001), suivis de : Une relation dangereuse (2003), Les Charmes discrets de la vie conjugale (2005), La Femme du Ve (2007) et Quitter le monde (2009), tous parus chez Belfond et repris chez Pocket. En 2008, Belfond a également publié son roman-culte, Piège nuptial, dans une nouvelle traduction.

Synopsis :

Il y a encore quelques mois, Harry Ricks était professeur dans une université américaine et menait une vie tranquille avec sa femme et sa fille.
Aujourd'hui, Harry survit tout juste dans une chambre de bonne crasseuse à Paris, au fin fond du Xe arrondissement et n'a plus aucun contact avec sa famille.
Alors qu'il croit toucher le fond, la passion fait irruption dans sa vie : elle s'appelle Margit, elle est hongroise et sensuelle. Et très énigmatique : Harry ne devra pas lui poser de questions sur son travail, son passé, sa vie, et ne pourra la voir que deux fois par semaine, à dix-sept heures, dans son appartement du Ve.
Comme envoûté, Harry accepte. Mais bientôt se produisent autour de lui d'étranges coïncidences...
« C’est arrivé l’année où mon existence s’est écroulée. L’année où je suis venu vivre à Paris.
J’avais débarqué quelques jours après Noël, […] Je n’avais pas fermé l’œil durant toutes ces longues heures au-dessus de l’Atlantique, […].
En retrouvant la terre ferme, j’ai soudain basculé dans un état de désarroi complet, et j’ai perdu tous mes moyens devant le flic de contrôle des passeports qui me demandait combien de temps je comptais rester en France.
-          J’sais pas exactement, ai-je marmonné sans réfléchir. […]
-          Quoi, vous savez pas ?
-          Quinze jours, me suis-je hâté de lancer.
-          Vous avez un billet de retour pour les Etats-Unis ? – J’ai hoché la tête. – Montrez-le-moi, s’il vous plaît.
Je le lui ai tendu. Il a cherché des yeux la date de mon vol dans l’autre sens : 10 janvier.
-          Comment pouvez-vous ne pas savoir, puisque vous avez une preuve ?
-          J’ai répondu bêtement, ai-je dit d’un ton penaud.
-          Ouais…
Le tampon s’est abattu sur mon passeport, qu’il a poussé vers moi sans un mot de plus avant de faire signe au voyageur suivant d’avancer. Il en avait terminé avec moi.
Je me suis dirigé vers le tapis à bagages en me maudissant d’avoir attiré une attention officielle sur le flou de mes intentions. J’avais dit la vérité, pourtant : j’ignorais combien de temps j’allais rester en France. Mon billet d’avion, acheté à la dernière minute sur un site Internet qui offrait des vols bon marché pour un séjour de deux semaines, finirait à la poubelle dès que la date du 10 janvier serait passée. Je ne prévoyais pas de retourner aux Etats-Unis avant longtemps, très longtemps. »

Critique :

Une superbe découverte, encore une ! Petite anecdote : j’ai trouvé ce bouquin sur une étagère poussiéreuse de mon père ! Titre intriguant, couverture qui pousse indéniablement à la lecture, je n’ai su résister au charme déjà présent de la première impression visuelle.

Puis, peu à peu, on rentre dans l’histoire, et on commence à suivre la vie de notre protagoniste, Harry Ricks, et à s’immerger dans ce personnage troublant. On apprend tout de suite qu’il quitte son pays natal pour venir s’intégrer à la société parisienne. Et il déboule très vite dans un vieil appartement délabré, entouré de Turcs. L’ambiance demeure sordide, le roman coule tranquillement.

J’ai trouvé la lecture longue. Mais ce n’est absolument pas un défaut ! Autant, parfois, des livres me happe si bien que ma lecture est rapide – trop rapide ! – autant là, la lecture va à sa vitesse, parfaitement adaptée. Il m’a fallu un bon nombre d’heures avant d’arriver à le clôturer ! Il a réussi à me maintenir la tête hors de l’eau, c’est-à-dire, à me maintenir dans l’attente de la fin, inlassablement.

Tout se passe merveilleusement bien, on découvre Paris à travers les yeux de cet américain, puis des relations complexes lient certains personnages, et très vite, Harry fait la connaissance de Margit Kàdàr, prétendue traductrice… Un nœud d’intrigues se crée autour de ces deux personnages, les rapprochant toujours plus. Puis, le récit devient plus noir, plus glauque. Des meurtres… Des menaces… Ce que j’aime dans ce roman, c’est la situation qui ne cesse d’évoluer d’Harry. Sa vie est pleine de rebondissements, c’est fabuleux. Sa routine n’en apparaît pas une pour le lecteur. L’auteur ne s’y attarde pas, et justement, il enchaîne les évènements avec une concordance et une justesse parfaite !

Puis on découvre peu à peu, on comprend surtout, que cette femme n’est pas toute blanche, en réalité, et qu’Harry est trompé. La franchise de cet américain ne suffira pas à le sortir des embrouilles. Le fantastique fait tout à coup son apparition, et cette facilité à laquelle cède l’auteur m’a déçu. C’est le plus gros point négatif du roman, La femme du Ve selon moi. On s’attend à des explications rationnelles, et là Douglas Kennedy nous emmène dans un univers d’Edgar Allan Poe qui surgit au mauvais moment, et même plus, qui n’a pas sa place du tout ici, je trouve. C’est fort dommage…

La fin en est un peu entachée je trouve de mon point de vue, après peut-être certains s’y plairont, ou non, cela dépend évidemment du spectateur. Il n’empêche que j’adorais le personnage de Margit et du coup il – l’auteur à travers son personnage – me déçoit quelque peu sur la dernière ligne droite. Après, à mon goût, le roman part dans un délire trop invraisemblable et entraîne le personnage principal dans un cercle infernal duquel il ne peut réchapper. La fin est ratée, c’est mon sentiment, même si il n’empêche qu’elle demeure bien formulée, et toujours dans un style géniale !

Je conseille à tous ce roman, si vous voulez passer un moment agréable de lecture. Un auteur que je retiens, et que je relirais sûrement.

Par contre, ne regardez pas le film, je vous le déconseille fortement ! L’adaptation cinématographique est clairement un navet. Il ne présente aucun aspect du livre, n’y est pas fidèle du tout. D’un autre côté, difficile d’adapter une œuvre déjà si complexe. Mais bon, pour le coup, j’ai eu l’impression de perdre mon temps, ce qui est très rare ! Je n’ai absolument pas accroché. Les acteurs sont mauvais, l’intrigue est fragmentée, tellement, qu’un spectateur extérieur ne comprend rien… Bref, un échec sur le plan du cinéma, contentez-vous du livre, c’est préférable.



Note : 8/10
Apprêtez-vous à visiter Paris, Douglas vous emmène faire un tour dans plusieurs de ses arrondissements ! Une histoire qui vous mène par les tripes du début jusqu’à la fin ! Bonne lecture !

Archipelago by Quantic on Grooveshark

dimanche 5 mai 2013

Mes 15 films de SF préférés



Hello à tous !
                Je vous présente ma petite liste des 15 films SF qui m’ont marqué. Bon, j’ai moins de références SF que Lune,  qui m’a taggué, sur le cinéma d’avant les années 2000, et je ne m’en excuse pas, il faut vivre avec son temps. Ma liste se trouve plus ou moins dans le désordre.



  •         Indepedance Day : Parce que « c’est ce que j’appelle une rencontre du troisième type », dixit Will Smith après avoir mis son poing dans la gueule à l’alien en question. Le film que j’ai probablement le plus vu lors de mon adolescence.
  •         Star Wars : ben oui, Lune qui met pas Star Wars :p. Je ne donne pas un ordre de préférence pour les épisodes, j’aime le tout.
  •          Terminator : « Sarah Connor ? – Ouuuuuiiii ? ». What else ?
  •           Matrix : Ben oui, j’aime bien les histoires de pilules.
  •          Cloud Atlas : Mon dernier coup de cœur en date, un truc assez énorme, une vraie claque, un chef d’œuvre de réalisation.
  •          L’effet papillon : Bon, je ne sais pas si c’est recensé comme de la SF, mais je le mets comme tel. Un film marquant.
  •          Le cinquième élément : « On vous envoie un négociateur ! » Une de mes scènes cultes
    tous films confondus.
  •          Stargate, La porte des étoiles : Probablement mon premier film de SF, si je me souviens bien, et qui m’a fait aller vers la série.
  •          Avatar : Pour la faune et la réalisation, et parce que j’aime bien les westerns.
  •         Inception : Un scénario complexe et une thématique sur les rêves qui me plait en SF.
  •          Jurassik Park : Qui n’aime pas les dinosaures ?
  •         Ghost in the Shell : Parce que.
  •          Total Recall : Un bon souvenir avec mon frangin, bien que ça ait très mal vieilli.
  •          V pour Vendetta : Juste pour l’amour que je porte envers Natalie Portman, et peut-être mon adaptation comics préférée.
  •          I, Robot : Fan d’Asimov + fan de Will Smith = fan de l’adaptation d’I, Robot.

Bon, après, il y a un paquet de films que j’aurais pu faire rentrer dans la liste comme Minority Report, Les fils de l’homme, La Route, etc, mais puisqu’il faut choisir.
        Je taggue à mon tour Baroona et Olya :o


vendredi 3 mai 2013

Rennes, ici Rennes, de Calibre 35

Titre : Rennes, ici Rennes
Auteur : Calibre 35
Editeur : Critic

Date de publication : 2013
Couverture :
Illustrateur : Ronan Toulhoat
Pages : 256 pages
Prix : 17,00 euros

Biographie collectif :

Calibre 35 est un collectif d’auteurs Rennais de romans noirs, dans toutes les acceptions du terme, du thriller au polar en passant par le roman d’aventure. Onze écrivains, onze styles, onze univers, mais des envies communes : partager une passion avec les lecteurs, accompagner et révéler de jeunes auteurs. Avec la certitude que la différence et la diversité font progresser. 
Les auteurs du calibres 35 sont : Erik Wietzel, Claude Bathany, Valérie Lys, Frank Darcel, Yves Tanguy, Frédéric Paulin,David S. Khara, Stéphane Grangier, Léonard Taokao, Hervé Commère et Isabelle Amonou (non présente sur ce recueil). 


Synopsis :

 Dix auteurs. Dix nouvelles. Un seul départ. Quelles seront les arrivées ?
Découvrez l’univers de dix auteurs de talent : Claude Bathany, Hervé Commère, Frank Darcel, Stéphane Grangier, David S. Khara, Valérie Lys, Frédéric Paulin, Yves Tanguy, Léonard Taokao, Erik Wietzel.

Critique :

                Le premier constat que je me fais à la lecture de ce recueil est assez basique : c’était sympa. Deuxième constat : ça se lit extrêmement vite du fait d’une fluidité dans chacun des textes vraiment présente.

                Par contre, je suis conforté dans une appréhension que j’avais avant lecture, à savoir qu’à mon avis, le genre du polar est difficilement conciliable avec un format type nouvelle. La raison ? Tout simplement qu’il est difficilement conciliable de poser une intrigue un tant soit peu intéressante en si peu d’espace. Le polar a vraiment besoin de temps. La conséquence, c’est que les scénarios sont pour la plupart cousus de fils blancs sans s’en cacher car tourné vers du thriller débridé (sans pour autant que ce soit déplaisant, mais on perd un peu l’essence du polar). Bon, ça reste plaisant au final, mais je n’en lirais pas tous les jours.

                Néanmoins, j’ai accroché à plusieurs nouvelles plus que d’autres. Rive Droite de Franck Darcel, Le Complot d’Erik Wietzel et surtout Autofiction de Claude Bathany qui livre la nouvelle la plus maitrisée je pense.  Mais à souligner que toutes les nouvelles sont plus ou moins sympa, les intrigues compensées souvent par la plume, l’action ou l’humour.

                Après, le côté local n’est pas trop envahissant pour les « étrangers » à la capitale bretonne, tout en en étant savamment distillé pour le local justement. Enfin des lieux que je connais vraiment dans du polar ! Et les auteurs de Calibre 35 se sont donnés le mot de faire (re)découvrir un groupe mythique rennais du nom de « Marquis de Sade », enjoy.

Non Noté : Un recueil trop hétérogène pour donner une note globale, mais un bon recueil. Et félicitons l’initiative de découverte.

Wanda's Loving Boy by Marquis De Sade on Grooveshark