dimanche 2 novembre 2014

La Route de la Conquête, de Lionel Davoust

Titre : La Route de la Conquête
Auteur : Lionel Davoust
Editeur : Critic
Date présente édition : septembre 2014
Couverture :

Illustrateur : François Baranger
Pages : 370 pages
Prix : 19,00 euros

Biographie auteur :

                Né en 1978, Lionel Davoust est l’auteur de quatre romans et d’une vingtaine de nouvelles. Avec La Route de la Conquête, il continue d’explorer l’univers d’Evanégyre, qu’il développe depuis plus de quinze ans. A travers six textes au sommaire de cet opus, il ambitionne de dépeindre la réalité humaine d’un monde de fantasy avec ses nations, ses politiques, ses bouleversements et ses héros, dont les échos retentissent au fil des siècles.          

Synopsis :

On la surnomme la Faucheuse. Débarquée trente ans plus tôt dans le sud, la généralissime Stannir Korvosa assimile méthodiquement nations et tribus au sein de l’Empire d’Asreth, par la force si nécessaire. Rien ne semble pouvoir résister à l’avancée de cette stratège froide et détachée, épaulée par des machines de guerre magiques.
Parvenue à l’ultime étape de sa route, elle est confrontée à un nouveau continent un océan de verdure où vivent des nomades qui ne comprennent pas les notions de frontières ou de souveraineté. Elle doit pourtant affirmer l’autorité impériale car, dans le sous-sol de la steppe, se trouvent des ressources dont Asreth a terriblement besoin. Mais après une vie de conquête, Korvosa pourrait bien rencontrer la plus grande magie qui soit… et se débattre avec une situation inédite : le pacifisme.

Critique :

                Allô docteur ? J’ai le cœur qui palpite un peu trop vite, est-ce normal ? Comment ça ? Je serais amoureux, moi ?! Soyons sérieux, vous voudriez me dire que La Route de la Conquête, en plus d’être hyper sexy, est intelligente, riche et pas chère en même temps (attention, phrase soumise à de nombreuses interprétations plus ou moins recommandables) ? Bon, je ne vous opposerais pas trop de résistance alors, je vous crois sur parole. Vous êtes bien mon alter ego mental après tout.

                Et oui, La Route de la Conquête de Lionel Davoust est un véritable coup de cœur, représentant tout ce que j’aime en fantasy. Je pense tout simplement que monsieur Davoust fait partie des plus belles plumes de l’Imaginaire français à l’heure actuelle. C’est suffisamment rare pour que je le souligne, mais il y a des envolés dans les textes présents qui valent le coup uniquement pour la beauté des mots. Il y a un sens de la métaphore que peu d’auteurs ont vraiment, accompagné d’une telle fluidité. Une très belle maîtrise à signaler en tout cas.

                Dans un ressenti global, j’aimerais rapprocher Lionel Davoust d’une auteure comme Ursula Le Guin. Oui oui. Bien sûr, le style est différent, ou peut-être ai-je lu trop récemment Terremer pour m’en détacher suffisamment, mais comme je le soulignais dans mon introduction, il y a cette intelligence perceptible entre les lignes, cette humanité, ce ton apaisé, surtout dans les trois premiers textes réunis, moins dans les suivants au ton plus épique (quoique, par moment…).

                Parlons d’ailleurs de ce côté un peu plus épique par la suite. Le dernier texte est un peu particulier, mais les deux précédents trouvent vraiment écho dans les trois premiers (vous me suivez ?). Les récits au cœur de la bataille ne se veulent jamais gratuit dans l’assemblage de cette mosaïque au final très cohérente. Et en plus, c’est merveilleusement bien narré. Comme quoi, Lionel Davoust sait jouer de la plume dans différents registres.

                Ma lecture achevée, je n’ai eu qu’une envie, me replonger dans La Volonté du Dragon (que je conseille aussi très vivement). Et c’est chose assez rare pour le signalé. La dernière fois que j’ai relu un bouquin, c’était Le Nom du Vent pour la sortie de sa suite. Seulement, la profondeur de l’univers créé par l’auteur est telle qu’une relecture ne gâche pas le plaisir, loin de là. Une nouvelle brique à cet univers d’Evanégyre est déjà annoncée pour l’an prochain – quelque chose d’ambitieux apparemment – que je bous déjà d’impatience.

Appréciation : Un recueil de nouvelles « topissime », se répondant les unes aux autres, servi par une très belle plume dans un univers foisonnant. Lisez ce bijou de fantasy !

4 commentaires:

  1. Content de voir que la qualité est là, même si je n'en doutais guère avec Lionel Davoust.
    Je compte moi aussi relire "La volonté du dragon", avant de suivre cette "Route de la conquête", pour y découvrir tous les liens entre les récits d'Evanégyre.

    Vivement la suite, un bon gros roman, dont la couverture sera superbe (merci Lionel qui me l'a montrée aux Utopiales, c'est aussi ça les festivals !^^).

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    1. Ben j'ai hâte pour la suite. Étonnamment (ou pas d'ailleurs), je me souviens très bien de La Volonté du dragon, et ça remonte à sa sortie.

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  2. Il va donc vraiment falloir que je lise du Lionel Davoust un jour. ^^

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  3. Je te rejoins complètement sur la Plume de Davoust.
    Très belle chronique qui donne envie de mettre très vite la route de la conquête en haut de la Pàl

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